Foulées de Sées

Merci à Ben, courageux coureur qui a affronté les éléments samedi pour les 10km de Sées. Il m'a aussitôt envoyé un compte-rendu, que voici:
ps: les photos sont dans un album...
ps2: tous les résultats ici.
résultats de nos petits gars:
Bruno Carrel 3ème 34'13"
Jean-Luc Semelagne 39ème 37'35"
Benoit Camus 59ème 38'51"
Sébastien Rocher 167ème 44'36"
Jean-Claude Rocher 231ème 46'59"
"Ce samedi se déroulait à Sées les 10 km auxquels 5 barjots ont participés (Bruno, Jean-luc, moi, Sébastien et son papa).
14h45 - J’arrive sur Sées. Il fait un temps de merde……. Un vent violent et une pluie fine tombe abondamment à ma descente de voiture. Je retrouve Sébastien et son père au retrait des dossards. On discute un peu. Bruno et Jean-Luc arrivent. On reste à l’abri dans la salle de sport le plus longtemps possible.
15h10 - Il est temps d’aller s’échauffer (on a d’un coup plus l’envi).
15h30 – Le départ : la course débute en côte. Le peloton s’élance tranquillement. Je passe au premier kilomètre en 3’45’’. J’ai bien géré mon départ. J’accélère mais les jambes sont lourdes et j’ai les bras engourdis. Je me dit merde. La première boucle se termine, j’entends que Bruno est dans le trio de tête avec Hassan Faiiz et Stéphane Digeon. Le second passage sur la bosse me fait mal. La femme de Sébastien m’encourage mais rien à faire je ne suis pas bien. Arrive le tournant de la course entre le 4ème et le 5ème, une bourrasque de vent arrache mon dossard détrempé. Je dois faire 150 mètres en arrière pour le récupérer. Je repars et là plus rien. Je suis au fond du trou. Physiquement je suis cuit et mentalement j’ai plus envi. Je cours tranquillement histoire de ne pas abandonner. Un groupe de coureur me double au niveau du 5ème kilomètre (temps : 19’10’’), j’aperçois la seconde féminine dans ce groupe. Je retrouve une motivation. Je les accroche. L’allure est vive. Au bout de trois minutes avec eux, je me sens mieux. Le souffle et les jambes sont revenus. J’attaque. Je fais exploser ce peloton. Ils ne sont plus que 3 ou 4 dont la féminine à accrocher. Je mène au train vent de face, un mec vient m’aider et prend des relais avec moi. On s’entend bien. Arrive de nouveau la bosse (3 tours de boucle), et là impeccable, elle passe toute seule. Le mec et moi, on s’entend tellement bien que l’on lâche nos poursuivant et on remonte des places. On fait une super course d’équipe. Rien ne nous arrête. Un triathlète que l’on vient de doubler essai de suivre mais il lâche prise aussitôt. On arrive dans le centre ville, je commence à faiblir. Aller il reste 500 mètres, Je m’accroche mais je perd 2 mètres sur mon équipier. Je me retourne histoire de gérer la remonter d’un éventuelle concurrent. Merde ils sont justes derrière moi. J’accélère, je suis en anaérobie. Mon équipier est juste devant dans la bosse final mais je n’ai pas le courage de le doubler. Je passe la ligne, je tire du coeur comme pour vomir. Il faut que je reprenne mon souffle, çà va passer. Je regarde mon chrono 38’51’’. Super au vu de la météo (Record 38’25’’). L’équipier et moi on se félicite tout les deux. Ni lui, ni moi aurions fait une telle course tout seul. Il me dit qu’il a vu le moment ou mon dossard c’est envolé et qu’après j’était pas bien. C’était vraiment sympa de courir avec lui. J’enfile rapidement des affaires sec à la voiture et je rejoins les 4 autres barjots à la salle de sport autour d’un bon verre de vin chaud….
ben !!!!!!!!!"