nos "maitres" africains ,ces locomotives...

C'est un fait, certaines nationalités dominent très largement les épreuves de course à pied longue distance, notamment les Kenyans et le Ethiopiens. Les résultats nationaux et internationaux le prouvent à nouveau. Selon l'américain Jon Entine, auteur de l'ouvrage "Pourquoi les athlètes noirs dominent les sports et pourquoi nous sommes effrayés à l'idée d'en parler", les Africains de l'Est gagnent souvent car ils disposent d'un bagage biochimique presque parfait pour les épreuves d'endurance : un physique élancé, une forte capacité pulmonaire et la prédominance de fibres musculaires de type lent (des fibres qui se contractent lentement, moins sensibles à la fatigue que les fibres de type rapide).

ethiopie
Pour sa part, le physiologiste Bengt Saltin considère que c'est surtout la morphologie particulière des coureurs kenyans et éthiopiens qui explique leur domination : ils auraient en effet des mollets beaucoup plus fins que les coureurs du reste du monde. "Moins de chair à déplacer, moins de carburant consommé : le rendement énergétique des coureurs kenyans serait donc meilleur."

kenya
Pour Véronique Billat, professeur des universités, ces différences morphologiques n'expliquent pas tout... l'entraînement et l'environnement seraient beaucoup plus importants que l'héritage génétique dans la performance sportive. Pour elle : "Les performances physiques sont à 30% dues à des causes héréditaires et à 70% à l'entraînement et à l'environnement." En s'entraînant en altitude (l'Ethiopie a un plateau central dont l'altitude varie entre 1.800 et 3.000 mètres ; le Kenya a une altitude moyenne de 1 850 mètres), les coureurs ont en effet la capacité à consommer de l'oxygène avec un rendement supérieur aux autres athlètes du même niveau.
Source primaire : « lettre économie du sport »
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