Les coureurs des hauts plateaux africains
Depuis les années 80 , 40 % des médailles dans les courses de 5.000 et 10.000 mètres aux jeux Olympiques et aux Championnats mondiaux d'athlétisme ont été gagnées par des kenyans !!!!
Un temps , des scientifiques (encore eux) ont tenté d’expliquer ce « miracle » par un patrimoine génétique adapté à ce type d’effort.
D’autres comme le physiologiste Bengt Saltin (danemark) , affirment que « Les Kényans résistent mieux à la fatigue » car ils utilisent jusqu'à 10 % de plus l'oxygène contenu dans une inspiration. L'acide lactique, généré par les muscles en mal d'oxygène, s'accumule donc plus lentement dans le sang des Africains.
Dans un grand récipient d'eau, ils ont demandé à des athlètes de différentes nationalités d'y plonger leurs pieds, puis ont mesuré la poussée d'Archimède. Ils ont mis en évidence que les Kényans avaient les mollets plus fins, donc plus légers, que ceux d'autres athlètes : de l'ordre de 400 grammes de moins pour chaque jambe. Des simulations informatiques ont montré que pour une même longueur de segment mesurée sur le tibia, les Africains dépensaient logiquement moins d'énergie que les autres (plus le poids est, en effet, éloigné du centre de gravité, plus il faut d'effort pour le soulever). Selon le calcul des chercheurs, 50 grammes supplémentaires de chair accroissent de 1 % la consommation d'oxygène…..
Outre une morphologie poids plume, leur dénominateur commun est un goût partagé pour le travail : avant même que l'aube perce, ils s'élancent seuls ou en grappe, comme des soldats en exercice, sur les chemins de terre rouge parmi les huttes. Après cette première sortie matinale, les athlètes font de nouvelles séances à 10 heures puis 16 heures. Entre chaque entraînement, ils retournent dans leur chambre pour manger et dormir.
En fait, estime un coach « la véritable question n'est pas de savoir pourquoi les Africains gagnent, mais pourquoi les Blancs ne gagnent plus. Leurs performances sont en régression depuis une quinzaine d'années. Il faut attendre des progrès économiques pour changer ça. Quand les Kényans posséderont tous des voitures et des téléviseurs, ils seront à la portée des coureurs blancs. »
source primaire : lesechos.fr